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lundi 8 octobre 2012

Unschooling doesn't look like school at all - Pam Laricchia

Unschooling doesn't look like school at all
by Pam Laricchia
Publié le 4 octobre 2012 sur le blog:


Texte original en anglais ici


Le unschooling ne ressemble pas du tout à l’école
Traduit par Stéphanie Meloche
Le unschooling ressemble à la vie
Le unschooling c’est comme des vacances d’été qui ne finissent jamais, moins la chaleur (à moins que vous n’habitiez plus près de l’équateur que moi!), mais avec une grande différence : les enfants ne passent pas leur temps à décompresser, à évacuer le stress accumulé causé par les horaires stricts et par la pression de performance. Et ils ne finissent pas par se plaindre qu’ils s’ennuient parce que personne ne leur dit quoi faire. À la place, ils sont occupés à poursuivre leurs intérêts.
Et à quoi ressemble l’apprentissage à l’école? La vaste majorité d’entre nous, parents, avons été à l’école alors nous comprenons très bien le système : il y a un programme qui nous dicte ce que nous devons apprendre; un professeur qui tente de nous aider à le comprendre; et un test qui détermine si nous nous en souvenons. Répétez cette boucle sur plusieurs années et pour plusieurs sujets. C’est une méthode destinée à atteindre son but : enseigner à un grand nombre d’élèves une gamme prédéfinie d’informations.
La question est : comment les unschoolers arrivent à apprendre de cette façon, alors qu’on nous a appris qu’on ne pouvait apprendre que dans le système?
Regardons en quoi le unschooling est différent de l’école et pourquoi.

 (1) Pas de programme
Les unschoolers ne croient pas en l’idée que tous ont besoin de connaître les mêmes compétences et les mêmes informations générales à un âge précis. Ils comprennent que chaque personne est unique et fera différentes choses à l’âge adulte. Les parents d’unschoolers croient que c’est plus efficace pour leurs enfants d’apprendre ce qui les intéressent. Ces intérêts ont plus de chance de leur faire développer des compétences qui leur servira dans leur travail et dans leur vie d’adulte qu’un programme général. Ce qu’ils aiment faire en ce moment est une étape sur le chemin de ce qu’ils choisiront dans le futur. Ils suivent leurs intérêts, leur curiosité, à la place d’un programme.
Qu’en est-il de ce savoir et de ces compétences qui sont nécessaire pour se débrouiller dans la société? Puisque les enfants unschoolers en grandissant, apprennent et vivent dans le vrai monde, qu’ils interagissent avec les personnes de leur communauté, ils rencontreront des occasions où le besoin se fera sentir de développer ces connaissances et compétences et ils les développeront à ce moment.

(2) Atmosphère soutenante
Le fait de ne pas suivre un programme ne veut pas dire que les parents d’unschoolers ne font rien. Remplacez le programme par un environnement propice aux apprentissages. Non pas basé sur un calendrier précis, mais sur les intérêts de votre enfant. À la place d’un enseignant qui dispense de l’information et qui dirige les activités des enfants, les parents d’unschoolers supportent activement leurs enfants dans la poursuite de leurs intérêts. Le but des enfants n’est pas d’apprendre, mais de faire ce qui les attire. Le plus fascinant, c’est que lorsque leur but est de simplement vivre leur vie, les apprentissages deviennent des conséquences, merveilleuses et intenses, qui se produisent en cours de route. Et selon mon expérience, ils apprennent énormément!
Un autre aspect différent du unschooling, c’est que les parents ne croient pas que leurs enfants n’apprendront rien à moins d’y être forcé. Mon expérience m’a prouvé le contraire! Les enfants sont intéressés à explorer le monde autour d’eux. Vous n’avez qu’à observer un bambin qui a récemment appris à marcher! Cela ne change pas quand ils grandissent, à moins que les adultes dans leur vie leur retirent tout enthousiasme en les forçant ou en prenant le contrôle.
    
 (3) L’emphase sur les aspirations
Les écoles mettent l’emphase sur les compétences qui seront nécessaires selon elles aux enfants plus tard. Avec le unschooling, nous poursuivons nos intérêts et choisissons les compétences dont nous avons besoin pour accomplir nos objectifs tout au long du chemin – autant les parents que les enfants! L’important, ce ne sont pas les compétences mais ce que vous pouvez faire avec elles.
Et les apprentissages sont bien plus efficaces dans cette perspective. Souvenez-vous combien de fois un enseignant vous a dit : « tu auras besoin de savoir ceci quand tu seras grand ». En tout cas pour moi, cela ne constituait pas une motivation suffisante pour investir de mon temps et de mon énergie. Mais qu’en est-il lorsque vous souhaitez accomplir quelque chose, maintenant? Les compétences et les informations nécessaires à cet accomplissement prennent alors tout leur sens. Vous avez maintenant une raison pour comprendre ces informations et pour acquérir ces compétences – vous souhaitez apprendre pour réaliser votre objectif. Il y a aussi de meilleures chances pour que vous vous souveniez de tout puisque cela a un sens et est relié à vos connaissances actuelles. Voilà le vrai apprentissage – celui que l’on comprend et que l’on retient.

 (4) Interagir avec des personnes de tous âges
Les écoles regroupent les enfants du même âge - c’est la façon la plus simple de délivrer le programme en sections. Un des désavantages de ce système est qu’il n’y a qu’un adulte pour un grand nombre d’élèves; les élèves n’ont donc pas accès à différents modèles significatifs; ils acquièrent beaucoup de leurs compétences sociales avec leurs pairs du même âge, qui n’ont pas plus d'expérience qu'eux.
À la place d’avoir la possibilité de se faire des amis uniquement de leur âge et qui vivent dans la même région qu’eux, les enfants unschoolers ont souvent des amis d’âges très variés. Mais sans ces possibilités qu’offre l’école, comment les unschoolers trouvent-ils des amis? Grâce à leurs intérêts. Le karaté. La construction de robots. Les sports. L’art. Les jeux vidéo. Un intérêt commun est une base bien plus solide que l’âge pour développer une amitié.
Avoir des amis d’âges différents permet aussi aux enfants d’aider les plus jeunes et les moins expérimentés, de jouer avec enthousiasme avec ceux qui ont des intérêts et compétences similaires, et d’apprendre de ceux qui ont plus d’expérience qu’eux. L’âge n’est pas un facteur important dans la vraie vie (à l’extérieure de l’école), elle n’est donc pas non plus un facteur important pour les unschoolers qui vivent à tous les jours dans le vrai monde.

 (5) Pas de vacance pour les apprentissages
Les apprentissages sont vécus au quotidien. Une fois que votre famille est engagée dans le unschooling, cela devient la vie, simplement. Et il n’y pas d’utilité à prendre des vacances de la vie. Les vacances servent à explorer de nouveaux endroits et à expérimenter de nouveaux domaines; et non pas à s’échapper de nos obligations. Lorsque juin arrive, mon plus jeune me demande encore s’il aura congé durant l’été et nous répondons « Non, nous continuerons simplement de faire ce que nous faisons à tous les jours ». Le concept de vacance n’a plus vraiment de sens lorsque toute notre vie est vécue comme des vacances d’été!
Voilà seulement cinq différences entre l’école et le unschooling. C’est une façon complètement différente de vivre et d’apprendre! Et c’est un style de vie qui encourage les vrais apprentissages, mais développe aussi des liens familiaux solides qui dureront bien après les années d’école obligatoires.

8 commentaires:

  1. Merci d'avoir partagé ce texte! Ça explique très bien ce qu'est le unschooling.

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  2. Youhou ! J'avais imprimé ce texte et commencé à le traduire :) Tu es plus rapide que moi ! Youpi, du coup, j'ai plus de temps pour les derniers détails de ma couronne d'automne !
    Quel magnifique texte, merci :)

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  3. Ça me fait plaisir Therry! Je trouve aussi! :o)

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  4. Tant mieux Fleur de Paix! Tu nous mets des photos de ta couronne quand elle sera finie? ;o)

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  5. merci, merci!!
    Puis je le partager sur mon blog avec un lien vers le tien?

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  6. Certainement Maman Caillou! Avec le lien vers l'article original en anglais aussi s.t.p.! Je savais bien que ce serait utile en français ce texte! :o)

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  7. Merci Stéphanie pour ce partage.

    Ça fait du bien de voir que d'autres parents commencent à mieux saisir le unschooling, et à le partager. À cette fin, la traduction des innombrables textes inspirants, qui sont en anglais pour la majorité, est une bonne idée, et je suis contente de savoir que d'autres parents s'y mettent.

    Toutefois, afin que personne ne se retrouve à prendre un temps précieux à faire des traductions en cours ailleurs, ou déjà publiées (ça arrive), une bonne idée est de se joindre au groupe «Unschooling, ressources en français» (https://www.facebook.com/groups/156964284405766/?fref=ts) qui a été créé spécialement pour cette raison. :-)

    Au plaisir de vous y rencontrer !

    Edith

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    1. Merci Edith! Je viens de faire ma demande pour joindre ce groupe! :o)

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