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dimanche 7 février 2016

Miroir, miroir...

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de hausser le ton (ou crier) à un de vos enfants d'arrêter de...crier ou de s'énerver?

Est-ce que ça vous est déjà arriver d'intervenir dans un conflit qui dégénère entre deux enfants en perdant patience?

Est-ce que ça vous est déjà arriver de trop manger, de sauter un repas, d'attendre d'avoir ''trop faim'' avant de manger, de manger quelque chose de rapide simplement pour le côté pratique?

Est-ce que ça vous est déjà arriver de trop travailler? De vouloir à tout prix finir quelque chose par passion, par entêtement ou pour toute autre raison, malgré votre fatigue?

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d'acheter quelque chose sur un coup de tête et de finalement ne jamais vous servir de la dites chose?

Est-ce que ça vous est déjà arriver de répondre de manière impatiente ou quelque peu agressive à votre conjoint, dans des moments de fatigue ou de stress?

Est-ce que ça vous est déjà arriver de vous plaindre du ménage à faire, de vous dire combien ce serait agréable que quelque vienne vous aider ou le fasse à votre place?

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d'essayer de dormir alors que vous n'êtes pas fatigué ou trop excité pour dormir?


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Quel est l'exemple que vous offrez à vos enfants au quotidien? Êtes-vous du genre ''Faites ce que je dis, pas ce que je fais''? Agissez-vous avec vos enfants de la façon dont vous aimeriez que les autres agissent avec vous, quand vous êtes fatigués, stressés, impatients?

Vous connaissez l'histoire de ce vieux sage qu'une maman va voir avec son jeune fils, pour lui demander de dire à son fils d'arrêter de manger des bonbons? Il dit à la mère ''Revenez la semaine prochaine''. La semaine suivante, la mère revient et le vieux sage dit au garçon ''Ne mange plus de bonbons''. La mère lui demande ''Mais pourquoi m'avoir demander de revenir? Pourquoi ne pas lui avoir dit cela la semaine dernière?'' Et le vieux sage répond ''C'est que la semaine dernière, je mangeais moi-même des bonbons''.

Voilà mon défi des prochaines semaines...Adopter des comportements que j'aimerais encourager chez mes enfants! Devenir la personne dont j'aurais besoin en toute circonstances!

samedi 26 décembre 2015

Enligner ses choix sur ses valeurs

Souvent, je me fais dire des phrases telle que; ''Comment tu fais pour être tout le temps avec eux? Moi je serais pas capable'' ou encore; ''J'ai besoin de temps pour moi'' ou ''Je ne me vois pas avoir la responsabilité de leurs apprentissages durant des années....J'ai envie d'avoir une carrière moi aussi''.

Au début de notre déscolarisation, j'avais quelques craintes moi aussi à propos de ces questionnements. Et pire que ça, j'avais peur de devenir ''une esclave'' de mes enfants; je me demandais si j'avais l'étoffe d'une Mère Térésa qui se sacrifie entièrement à une cause, celle de mes enfants dans mon cas. Ce n'est pas ce qui est arrivé!

Au contraire, j'ai développé mon entreprise et Alain est maintenant à temps plein avec moi. Je peux créer, relever des défis, échanger avec des collègues artisans-travailleurs-autonomes, faire de belles rencontres lors de nos marchés d'artisans et dans le cadre de mon travail! Être notre propre patron nous permet d'arranger nos horaires pour être présents et disponible lorsque c'est nécessaire. On peut partir deux ou trois jours comme bon nous semble, faire des activités intéressantes quand elles se présentes, prendre congé quand un des enfants est malade ou a besoin d'aide pour un projet d'envergure! On a fait des choix de vie, on a trouvé des solutions à court, moyen et long terme pour que les besoins de chacun dans la famille puisse être comblés le plus possible. On s'est créé une vie flexible, autonome, respectant nos valeurs, dont la première était la disponibilité pour nos enfants.

Nous n'avons certes pas une vie ''modèle''; pas de maison à nous pour l'instant, une seule voiture, des heures de travail très fragmentées, un revenu modeste mais suffisant. Il y a des périodes difficiles où notre entreprise a pris trop de place (comme cet automne à cause du succès d'une de mes créations); mais comme pour n'importe quel travail, nous nous ajustons. Être son propre patron permet d'avoir plus de contrôle et de flexibilité!

Il n'y a pas de ''vie parfaite'', de ''bons choix'' ou de ''mauvais choix''...Il n'y a que ''des'' choix. Des choix qu'on peut enligner sur nos valeurs, chaque jour, chaque minute, chaque instant. De ce que j'ai constaté chez d'autres familles unschoolers, ça donne rarement un résultat proche du ''modèle'' classique que la société valorise...Simplement parce-que les objectifs du système sont l'efficacité et la rentabilité. Le reste étant ''de l'individualisme qui coûte cher au système alias à l'ensemble de la société et donc aux contribuables (j'ajoute ''alias à ceux qui profitent du dit système'').

C'est la chose la plus difficile que j'ai eu à faire dans ma vie; me débarrasser de ma peur du regard des autres, de ma crainte d'être différente, marginale et par conséquences ''non approuvée'' par les autres. Ne pas faire partie de la ''gang''. Me retrouver seule. Seule devant la responsabilité de mes choix. Parce-que quand on fait comme tout le monde (simplement parce-que tout le monde fait comme ça, sans avoir nous-même réfléchi à la question), si on se plante, alors, les gens disent ''c'est la vie'' ou ''t'es pas chanceuse'' ou ''ce sont des chose qui arrivent''. Par contre, quand on fait des choix différents et que quelque chose se passe ''mal'', alors là on entends plutôt ''C'était inévitable...On te l'avait bien dit''.

J'ai tout de même choisi de faire mes propres choix. J'ai choisi de ne plus avoir peur tout le temps. J'ai choisi de prendre entièrement la responsabilité de mes choix. J'ai choisi d'enligner mes choix sur MES VALEURS. Ma relation avec mes enfants. Ma relation avec mon conjoint. Faire ce que j'aime dans la Vie. Vivre aujourd'hui et non dans la crainte de demain. Faire des choix aujourd'hui en me donnant la liberté de CHANGER D'IDÉE demain si ça ne m'apporte plus de JOIES.

Je n'ai pas une vie ''plus'' parfaite que celle des autres; je n'ai pas moins de ''mauvais jours'' que tout la plupart des gens; j'ai simplement une Vie que J'AI choisi, avec mon coeur, avec mes trippes.

Je termine sur cette citation qui est affichée bien en vue dans mon atelier:

Ayez les rêves les plus grands possibles pour ne jamais les perdre de vue''.


Et une de mes mentors préférées dit toujours: ''Enlignez chacune de vos actions sur vos rêves, en respectant VOS valeurs et qui vous êtes''.


mercredi 23 décembre 2015

La vraie Vie

Cela fait maintenant quatre ans que nous avons fermés les derniers cahiers qui restaient et abandonnés nos attentes ''scolaires''.

En fait, avec le recul, je réalise que ces attentes n'en étaient pas; c'était plutôt un chemin éclairé en dehors duquel nous avions peur d'explorer! On nous a tellement dit que de ces chemins non tracés nul ne revient intact...Ils avaient bien raison.

Qu'est-ce que la déscolarisation? Pour moi, il s'agit de se défaire petit à petit de nos conditionnements, de toutes ces phrases, ces paradigmes qui ne nous appartiennent pas et que nous répétons comme des vérités. Puis, c'est commencer à choisir ses propres mots en se défaisant des peurs qui nous limitent pour mieux nous contrôler. Réfléchir par soi-même et choisir pour soi. Certains diront que c'est égoïste et que notre société n'a pas besoin de plus d'individualisme. Au contraire, mon constat c'est que lorsqu'on laisse les enfants explorer et déterminer eux-même leurs besoins, qu'on les soutien sans jugements et avec confiance, ils trouvent tout naturel les besoins des autres et sont disposés à soutenir les autres à leur tour. Ce sont plutôt les enfants à qui ont martèlent sans arrêt de penser aux autres, qu'on oblige à partager et à se comporter de façon à ne pas déranger les autres (particulièrement leurs parents et leurs professeurs)qui finissent par être égoïstes. Normal; leur instinct de survie prend le dessus et ils vont automatiquement vouloir défendre leur droit à répondre à leurs propres besoins vitaux.

J'ai vu mes enfants se transformer sous mes yeux en quatre années. D'enfants étrangers que je connaissaient uniquement en termes de comparatifs avec ce qu'une partie de la société approuve ou non, ils sont devenus des individus créatifs, intéressants, uniques, parfaits. J'ai écrit qu'ils se sont ''transformés'' et c'est vrai en partie; mais c'est d'abord mon regard que j'ai éclairci en enlevant tous les filtres entre nous. Puis, comme les enfants s'épanouissent d'abord sous le regard des personnes significatives pour eux (question de survie), ils se sont aussi vus graduellement sans filtres et ont pu alors être eux-même avec confiance!

Mon seul filtre maintenant est leur bonheur et leur épanouissement. Pas celui des autres, de la société, du professeur, du voisin, des spécialistes; pas celui basé sur l'avenir incertain, sur des peurs ou des quand-dira-t-on! Celui de la vraie Vie, celui de l'instant Présent, des relations Humaines, de la Confiance et de l'Amour!


     

mardi 17 novembre 2015

Choisir ce que l'on voit

Il y a quelques années, je me levais tôt le matin et je détestais voir que mon conjoint et les enfant avaient laissé traîner verres, jouets, vêtements ou qu'ils n'avaient pas fermés toutes les lumières et je me faisais un devoir de leur rappeler dès leur réveil tout ce qu'ils avaient ''oubliés''. J'avais aussi beaucoup de mal à aller me coucher tant que la maison n'était pas parfaitement rangée et comme je me couchais tôt, je m'attendais et exigeait que tout le monde dans la maisonnée arrête ses activités pour satisfaire cette envie de rangement. C'était stressant pour tout le monde...

Ce matin je me lève avant tout le monde, comme à l'habitude; il est 6h00, ce qui est relativement tard pour moi!

Je me dirige vers la salle de bain et je vois les sous-vêtements de ma fille de 4 ans et de mon fils de 6 ans par terre...Je souris! Je me souviens qu'hier, ils sont tous les deux venus sauter dans mon lit alors que je venais de fermer la lumière, après avoir lu un peu ce nouveau roman que je viens d'acheter. Je leur ai dit que j'étais fatiguée et que je voulais dormir, que s'ils voulaient venir dormir avec moi, d'aller mettre leur pyjama et brosser leurs dents. Ils sont repartis en courant et sont revenus se coller sur moi. Mon grand voulait qu'on se raconte des histoires (ce qui veut dire pour lui dire des phrases drôles qui n'ont aucuns sens); je lui ai dit que je n'en avais pas envie, j'étais trop fatiguée...Ma fille a accepté et s'est mis à raconter l'histoire d'un Mario géant avalant des balles de laines et recrachant des mitaines tricotées (elle joue pas mal à Yoshi Whooly world ces temps-ci). On a rit, ma fille m'a pris le visage entre ses mains et m'a dit ''je t'aime maman'' comme elle le fait 10 fois par jour. Je l'ai embrassée...Elle dormait déjà! Je me suis tournée vers mon fils pour lui souhaiter bonne nuit...Il dormait lui aussi!

J'ai alors ramassé les vêtements de mes enfants et je les ai mis dans le panier.

Je me suis approchée de la causeuse sur laquelle je m'assoie le matin pour lire, prendre mon café ou juste regarder le soleil se lever; il y avait un gros tas de Lego à ma place habituelle. Je m'approche et remarque que c'est tous les personnages Lego Friends sans leurs perruques. Ma fille aime bien mettre à ses personnages des casques de Clone ou de superhéros ''empruntés'' à ses grands frères! Il va falloir qu'on mette des Lego Star Wars et Marvel sur sa liste de cadeaux, bien qu'elle en ai déjà quelques-uns (son préféré c'est Spiderman...Elle en a déjà trois). Je souris.

Je ramasse le tas de Lego et les dépose sur la table basse pour qu'elle les retrouve facilement en se levant.















                                                                                                                                                                    Je vois que dans la salle d'ordinateur à côté, mon fils de 6 ans a laissé son verre et un bol près de son ordinateur...Ah! Tiens! Il a mangé des raisins et des canneberges séchées...C'est fou à quel point son alimentation évolue ces derniers temps...Lui qui ne mangeait pratiquement aucuns fruits et légumes (sauf dans les smoothies), en choisit de plus en plus! Des mangues gelées en cubes, des fruits séchées, des bananes, des carottes, des poires et parfois des pommes! Moi qui commençait à m'inquiéter...Ils nous demande même de la soupe aux légumes ces temps-ci (il en mange pas plus d'une demie tasse mais quand même)!

Je ramasse son verre et son bol et je souris...

Et vous...Que CHOISISSEZ-vous de voir dans votre maison? Et qu'est-ce que cela apporte à vos relations avec vos enfants et votre conjoint/conjointe? :)

Bonne journée!

Stéphanie

mercredi 29 octobre 2014

Récolter ce que l'on sème...

Lorsqu'on perd patience, qu'on crie, qu'on dit qu'on est tannée ou fatiguée, nos enfants apprennent à faire comme nous.

Lorsqu'on se plaint du bordel, de la vaisselle sale, des vêtements qui traînent, les enfants apprennent à détester le ménage.

Lorsqu'on décide à la place de nos enfants tout le temps, les enfants apprennent à attendre qu'on décide pour eux.

Lorsqu'on dérange nos enfants lorsqu'ils jouent, que ce soit pour venir manger, pour ranger, pour faire autre chose parce qu'on trouve qu'ils ont passé assez de temps sur une activité et pas assez sur d'autres, nos enfants apprennent qu'il ne sert pas à grand chose de s'engager à fond dans une activité, puisque de toutes façons ils vont devoir abandonner en plein milieu à notre demande.

Lorsqu'on juge constamment ce qu'ils font, ce qui les intéresse, nos enfants apprennent à s'intéresser à ce qui nous plaît à nous, à ce qui ne nous dérange pas ou à ce qui leur rapportera notre affection. Ils n'apprennent à se connaître eux-même.


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Ça semble logique lorsque énuméré comme cela non? Pourtant, il y a tellement de peurs, de craintes, de conditionnements qui nous empêche, au quotidien, de faire confiance à nos enfants! Bien des gens veulent nous faire croire qu'il faut contrôler, ordonner, façonner, influencer nos enfants sans quoi ils deviendront des êtres asociaux, égoïstes, dépendants...C'est pourtant tout le contraire que nous vivons à la maison, et ce que je constate chez des familles qui vivent le unschooling! 


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L'autre jour, mon fils de douze vient me jaser pendant que je suis dans mon atelier. Il me demande ce que je fais et je lui dis que je cherche une façon d'organiser les items sur une tablette pour que ce soit plus pratique. Je suis découragée; ça fait trois semaines que je cherche. Il y a plusieurs contraintes: pas d'espace, pas de budget pour acheter des accessoires qui m'aideraient...Mon fils, en une minute, a trouvé la solution à mon problème; une idée méga super pratique, avec ce que j'avais là, sur ma tablette! Il a fait ce que je fais souvent avec lui lorsqu'il perd patience dans son bordel et je l'aide à trouver des solutions! :)

Cet après-midi, alors que je travaillais dans mon atelier, mon fils de cinq ans est venu me porter une assiette avec un biscuit, en me disant que je devais avoir faim! Il a fait comme je fais souvent soit leur apporter des collations lorsqu'ils jouent! :)

Lorsque je demande à ma fille de trois ans de me laisser mon ordinateur parce que j'ai besoin de travailler, elle ferme la fenêtre de son jeu et elle m'ouvre la fenêtre de Google! :)

Hier, j'ai demandé à mes deux grands de ranger un peu leur chambre. Je suis allé les aider et pendant ce temps, mes deux plus jeunes ont fait le ménage de leur chambre pour me faire une surprise! :)

Lorsque je fais des biscuits, des muffins ou n'importe quel plat pendant que mon conjoint travaille, mon grand pense toujours à en mettre une part de côté pour son papa, pour qu'il puisse goûter ou en apporter pour son lunch le lendemain!

Dernièrement, mes grands m'ont demandé de leur montrer à faire quelques petits repas un peu plus *cuisiné* pour leurs fringales du soir! Je leur ai montré à faire des œufs brouillés, des crêpes, des pommes de terre au four, des pâtes...Je leur ai expliqué les consignes de sécurité pour le poêle, quoi faire en cas de brûlure, d'incendie ou d'accidents. Ils ont été très attentifs, ont posé des questions et ont décidés qu'ils cuisineraient seulement ensemble pour l'instant pour ne pas oublier quoi que ce soit et pour s'aider en cas de problèmes. Tout ça c'est fait à leur demande! :)

Mon fils de 5 ans ramasse toujours ses dégâts de lui-même; je lui ai demandé dernièrement de ne pas hésiter à me demander de l'aide, puisque parfois, il fallait passer la moppe pour les choses collantes! Il m'a dit qu'il se débrouillerait tout seul. L'autre jour, après avoir renversé un peu de jus d'orange par terre, il m'appelle: il avait préparé la chaudière avec de l'eau et la moppe et m'a demandé comment faire!! :)

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Lorsque quelque chose ne va pas chez nous, *chez mes enfants*, je regarde l'exemple que je leur offre, que mon conjoint offre...En changeant ma façon de réagir, en changeant ma façon d'exprimer mes émotions, en changeant d'attitude face à une tâche ou une difficulté, j'aide mes enfants en leur offrant un exemple positif et concret! 

C'était si simple...J'aurais aimé savoir ça bien avant!! Mais bien entendu, cette *méthode* n'est pas très prisée dans le *système*; je vous laisse sur les paroles que mon père nous a souvent répétées quand j'étais petite et qui résument bien ce que le système souhaite de nos enfants *Faite ce que je dis, pas ce que je fais!*. Ça marche selon vous? :)

mercredi 17 septembre 2014

Les anachronismes

Lorsqu'on est maman (ou papa), il arrive un moment où nous sommes témoins d'anachronismes...Vous savez, le moment où votre enfant refuse le sein et n'y revient plus? Le moment où votre enfant vous dit *non maman, tout seul*? Le moment où vous constatez que votre grand s'est préparé un repas tout seul...en utilisant LE FOUR?

Petit pincement au coeur, larme à l'oeil, nostalgie...Même l'impression que mes enfants sont trop jeunes encore, qu'ils n'y arriveront peut-être pas, qu'ils ont encore besoin d'aide malgré ce qu'ils en pense! L'impression que le temps a filé trop vite, que je me fais vielle, que je n'en ai pas profité assez!

Ces *anachronismes* ne sont pas réels, bien entendu! :) Ce sont des émotions que je vis, moi! Ces émotions font parties de mon histoire à moi; elles n'appartiennent pas à mes enfants! Mes enfants ont leur propre chemin, leur propre vécu; ces grandes étapes en font parties!

Maintenant, lorsque j'ai l'impression de vivre ces *anachronismes*, je me rappelle que pour mes enfants, ce sont des étapes naturelles! C'est la vie à son meilleur, dans ce qu'elle a de plus inévitable, telle une rivière qui s'écoule vers la mer! Qu'arrive-t-il lorsqu'on essaie d'empêcher l'eau d'une rivière de s'écouler comme lors d'un barrage? L'eau déborde ou elle stagne d'un côté! :)

Je me réjouis donc de ces étapes, en offrant soutient, infos et accompagnement, avec le sourire et en mettant mes peurs de côtés s'il y a lieu afin de ne pas *faire barrage* à leur cheminement! Je démontre ainsi ma confiance en eux, en leur capacité de grandir et aussi ma joie de les voir acquérir de l'autonomie! :)


mardi 16 septembre 2014

Observer

Observer mes enfants me semblait quelque chose de simple à faire! Je le fais depuis toujours me disais-je! Mais j'ai été surprise de constater que ce n'était pas le cas...

Ce qui m'empêchait de voir réellement mes enfants, ce sont les filtres. Ceux qui venaient de mes attentes, des attentes des autres, des paradigmes communs, de mes émotions, de mes peurs, de mes cicatrices, de mes propres besoins, particulièrement lorsque j'étais fatiguée. Ces filtres par lesquels je comparais et jugeais tout ce que je voyais.

Cette façon de faire, c'est l'éducation que j'ai reçu de mes parents et de l'école qui me l'a imposée. C'est un système efficace; on fait des moyennes, on établit des normes et on fait des recommandations, des beaux petits tableaux pour nous *guider* et guider les intervenants de toutes sortes! En alimentation, en éducation, en santé, dans les milieux de travail, etc. Plus besoin de réfléchir: on a qu'à suivre ces moyennes.

Le problème, c'est lorsque ces normes deviennent des vérité absolue à force d'être répétées et répétées. Tout ce qui déroge des normes n'est plus alors considéré comme normal.

Et c'est à travers ces *vérités* que j'observais mes enfants...

Puis, j'ai fait le choix de mettre de côté tous ces filtres. Juste un peu. Pour pas longtemps... Juste pour essayer, pour *voir*...

Ce que j'ai alors découvert m'a d'abord attristée; je ne connaissais pas vraiment mes enfants! Comment était-ce possible? Ce sont *mes* enfants! Je les ai désirés, conçus avec amour; je les ai mis au monde, allaités, soignés, réconfortés, nourris, amusés! Je me suis inquiétée pour eux, j'ai été fière!

Et pourtant...Je ne comprenais pas la moitié de leurs réactions; tout était *trop* ou pas *assez*, selon les *standards*, selon moi.

Alors, j'ai observer en silence, sans jugements, sans attentes. Juste un peu. Juste pour *voir*...


J'ai écouté, j'ai souris lorsqu'ils m'ont parlé de zombies, de jeux vidéos, de Lego, de la sauce aux cerises qui ressemblait à du sang de troll...

Je les ai regardé eux, leur joie, leurs éclats de rire, leurs peurs plutôt que de regarder ce qu'ils faisaient...

J'ai regardé le brillant dans leurs yeux, leur enthousiasme, leur créativité, plutôt que de les comparer aux autres enfants, aux normes, à la courbe de croissance, au niveau scolaire correspondant à leur âge...

Je les ai suivis, quelques pas derrière, observant leurs zigzags, leurs sauts, leurs courses, plutôt que de les prendre par la main et de les entraîner sur le *bon* chemin...


Ce que j'ai alors découvert m'a bouleversée...Mes enfants étaient parfaits! Ils n'avaient pas besoin qu'on les force, qu'on les oblige, qu'on les contrôle, qu'on les façonne, qu'on les contienne!

Ils ont simplement besoin d'une présence à leur côté; quelqu'un qui les écoute, qui partage leurs joies, leurs peines, leurs découvertes! Quelqu'un qui les accompagne, qui protège, qui conseil et qui guide tout en leur laissant faire leurs propres choix. Quelqu'un qui ne juge pas, qui pardonne.

Maintenant, j'observe vraiment mes enfants, sans filtres! :)


lundi 4 mars 2013

L'école dans ma tête

Un texte à lire pour tous ceux et celles qui souhaitent se déscolariser....


L'école dans ma tête, par Sandra Dodd
Traduction: Les Éditions JOSE
Texte original en anglais : "The school in my head"




vendredi 21 décembre 2012

Ce qui a changé

Ce qui a changé avec le unschooling chez nous, c'est que nous essayons d'être plus à l'écoute de nos enfants! Chaque geste-action-choix sont pris en fonction des besoins de nos enfants!

Par "besoins" je ne parle pas uniquement de nourriture, de sommeil, de santé et de sécurité...Je parle aussi d'affection, de complicité, de contacts physiques, de compréhension, d'écoute, d'empathie, de présence!

Avant, mon objectif c'était de faire de mes enfants des enfants "bien élevés" selon ; mes parents, mes voisins, mes amies, notre pédiatre, la société...Je voyais le modèle "parfait" véhiculé partout autour de moi comme l'idéal à atteindre. Je croyais que de "façonner" (ou tenter de) mes enfants sur ce modèle ferait de moi une mère accomplie, un parent qui a "réussi".

Lorsque je devais prendre une décision concernant les enfants, je basais mon choix sur mon propre vécu, mon éducation, mon idéal, mon énergie, ma fatigue...Bref, sur MOI. Mon grand veut se coucher à 21h30? Non! JE suis trop fatiguée à 20h00 et J'AI envie de passer ce temps seule avec mon amoureux. Mon garçon de 3 ans a faim et le souper sera prêt dans 45 minutes? Pas question qu'il mange; il n'aura plus faim pour le repas que J'AI préparé et alors J'AURAIS fait tout ça pour rien et en plus il y aura du gaspillage et JE n'aime pas le gaspillage!

Je ne connaissais pas d'autres façons; je n'avais pas de modèles différents dans mon entourage! J'ai lu, j'ai fait des rencontres, j'ai cherché et j'ai trouvé! Le sens du unschooling a trouvé un écho tout à coup dans mon esprit et dans mon coeur!

Maintenant, mon objectif est d'accompagner et de respecter mes enfants. Chacun d'entre eux en tant qu'individu à part entière! Je les écoute. Je les écoute attentivement; même les touts petits qui n'ont pas le vocabulaire nécessaire pour exprimer clairement ce dont ils ont besoin. J'observe, je suis présente. Je les regarde dans les yeux, je les touche, je les prends dans mes bras!

*************Merci la VIE!*************** 

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