Pas tout le temps; mais comme si une partie de moi ne pouvait "être là" entièrement AVEC eux...Une sorte de petite cachette intérieure. La porte de cette cachette s'est ouverte avec le unschooling, mais je continue de m'y réfugier de temps à autre...Mes enfants le sentent et me tendent la main du pas de la porte en me disant "on a besoin de toi, vient, il n'y aucun danger à te laisser aimer"...il me semble!
La résistance vient de ma peur...La peur d'être rejetée, la peur d'être abandonnée, la peur d'oser demander de l'aide et qu'on me la refuse! Des souvenirs de mon enfance me reviennent dernièrement.
Le jour de mon 8ième anniversaire (ou 7 ou 6 ou 9 je ne me souviens plus précisément), quand mes parents devaient venir me chercher chez ma grand-mère où j'avais passé une semaine de "vacances"; ma mère m'a téléphoné pour me dire que mon cousin (que je ne connaissais pas) est mort et qu'elle ne pouvait venir me chercher avant quelques jours parce qu'elle "devait" aller aux obsèques (mon frère et ma plus jeune soeur eux étaient à la maison pourtant). Elle ne m'a pas souhaité joyeux anniversaire, elle avait oublié...
Je me souviens de d'autres événements du genre, où je me suis sentie complètement seule, pas importante, sans me souvenir des événements précis...Seulement la solitude et le sentiment d'abandon.
Je n'en veux pas du tout à mes parents; ils ont agis selon leurs propres blessures...Pour eux, ce qui était important c'était d'offrir une vie de famille "stable" et conforme à celles des autres de leur entourage, de la nourriture en quantité suffisante, des soins adéquats. Ils ont bien réussis ça. Ils nous ont éduqués selon ce qu'ils connaissaient, selon les exemples autours d'eux. Je suis reconnaissante.
Mais aujourd'hui, je n'ai pas envie que mes enfants se voient refuser l'affection, la présence, l'attention dont ils ont besoin pendant que je lèche mes blessures au fond de ma petite cachette intérieure!
Je vais devoir prendre une grande respiration et faire un pas...Sortir et ne plus avoir peur de répondre aux besoins de mes enfants, comme si le fait de ne pas être disponible les protégeraient de la douleur de se faire refuser l'affection qu'ils ont tant besoin et qu'ils me réclament...Comme si je me disais "s'ils ne peuvent demander, ils n'obtiendront pas de refus et n'en souffriront pas...
Aujourd'hui, je laisse tomber ma résistance pour accueillir mes enfants à bras ouverts!

Wow, comme c'est magnifique et inspirant ! Ça me donne envie d'ouvrir grand les bras et danser en tournoyant et virevoltant ! Gros câlin à toi !
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