C'est un retour à soi-même, comme l'écrit Édith C Laflamme; une attitude envers l'enfant, comme le dit André Stern; un refus de donner le contrôle de notre vie à un paradigme courant ou à des étrangers dont les objectifs sont politiques et économiques et n'ont rien à voir avec notre bonheur, comme le dit Léandre Bergeron.
Le but d'adopter l'attitude du unschooling, de faire ce choix pour nos enfants, c'est de les accompagner vers la connaissance de soi, l'épanouissement de leur créativité, la possibilité de choisir le bonheur, le bien-être et la joie au quotidien!
Comment on fait? Il faut faire confiance...Et AIMER. C'est dans l'AMOUR et la CONFIANCE inconditionnelle qu'on y arrive. Et selon notre propre enfance, selon ce que nous, nous avons reçus ou non dans notre enfance, cela peut être difficile...On résiste. On s'accroche. On cherche des excuses. On tente de *protéger* cet amour et cette confiance qu'on nous a refusé ou offert sous condition et avec parcimonie...On en a manqué; on en a peut-être pas assez à donner? Le coffre est fermé à clé.
Je vais vous révéler un secret...J'ai finalement ouvert mon coffre...et il était...VIDE! Pourquoi? Parce-que l'amour et la confiance ne sont pas quantifiable. Ce ne sont pas des choses que l'on peut donner. Il s'agit de choix. On choisit d'aimer. On choisit de faire confiance...Et ça, aucun système, aucun gouvernement, aucune école, aucun passé, ne peuvent nous empêcher de faire ce choix. Il n'y a pas de *limite*, de *conditions gagnantes* ou d'enfant pour lequel on ne peut faire ce choix.
J'ai choisi de faire ce choix. Pas seulement les vendredis. Pas seulement quand je n'ai pas de compte à rendre. Pas seulement de temps en temps ou quand ça fait mon affaire. Pas seulement quand je suis en forme ou que j'ai du soutien. Tout le temps.
Je n'y arrive peut-être pas toujours. Parfois juste le vendredi...Parfois surtout quand j'ai bien dormi! Mais ça ne change rien à mon choix!
''Mais je cherche à en apprendre plus sur le unchooling, du point de vue de unschoolers d'expérience).''
RépondreSupprimerCa m'a rappelé, lorsque nous avons pris la décision d'adopter. Au delà des études et des forums ce que je voulais lire et trouver (et ne trouvais pas ou que très peu) etait la vision, le vécu, d'enfant qui avait été adopté et qui avait grandi. Parce que dans une approche, technique, méthode, etc. on trouve seulement des étapes pour baliser un quotidien et non une assurance que notre odyssée au long court (et quelque peu marginale) nous mènera bel et bien quelque part et de préférence dans un endroit chouette. Parce que c'est bien connu lorsqu'on fait des enfants soit même, qu'on les envoie à l'école, on sait ce que ça donne ... en fait on en sait rien du tout. C'est simplement la norme, donc on l'accepte telle qu'elle est en se posant le moins de question de possible. Pourtant les garanties de vivre une aventure chouette ne sont pas plus grandes. Et a force de lectures et de rencontres que ce soit en lien avec l'adoption ou l'éducation (finalement la Vie), ce que je réalise c'est qu'il n'y a pas de manuel ni de technique. Il faut faire avec qui l'on est, avec nos rêves, ceux de ceux qui vivent avec nous, nos possibles et difficultés, nos envies, nos espoirs, nos peurs, nos idéaux. C'est à chacun de nous de sculpter son quotidien pour lui donner le sens qui permettra à tous les membres de la maisonnée de se construire, de grandir, de se réaliser, d'être heureux, amoureux, talentueux. Et c'est ainsi que je suis devenue une picoreuse !
C'est un très beau texte, que celui-ci. Je ressens un peu la même chose quand je visite les forums de discussion sur l'unschooling... j'ai l'impression que ce n'est pas totalement ce que je cherche comme lieu de partage. Peut-être que si je trouve, un jour, un forum sur "apprendre en vivant, simplement", je serai tentée d'aller y jeter un oeil ;) Merci pour cet article, c'est intéressant, comme toujours!
RépondreSupprimerJe veux juste te dire "Merci!" d'écrire ton blogue et de prendre le temps de répondre aux questions sur les groupes. J'apprécie beaucoup lorsque tu partages ton expérience! :)
RépondreSupprimerÀ force de voir grossir le bassin de parents francophones qui cherchent à se déscolariser, les groupes deviendront peut-être plus des lieux de partage d'information et de vécu sur le sujet que des lieux de questionnements et de support.